Alexandra DOLS

La réalisatrice

Derrière les fronts, behind the fronts, Alexandra Dols

Alexandra Dols est née en Bretagne en 1980, elle a étudié les lettres modernes, la sociologie puis est venue à l’écriture de Scénario de Fiction à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, et la Création et Réalisation Audiovisuelle à Paris VIII Vincennes.
Son premier documentaire Moudjahidate, (75’- 2008) évoque des engagements de femmes dans la lutte pour l’Indépendance de l’Algérie au sein du FLN-ALN, il proposait déjà des jalons d’une réflexion anticolonialiste.

Alexandra DOLS alexandra_dols_vignette

 

« La lutte contre l’occupation là-bas nous renvoie à la décolonisation des esprits et des institutions qu’il reste à faire ici, en France. Par rapport à son histoire, son passé, mais aussi à son présent.
La question des luttes d’émancipation, de libération et leurs histoires traverse mon travail.
Les images véhiculent parfois aussi des clichés destructeurs pour ceux et celles qu’elles ciblent par des représentations. J’interviens donc depuis 2009, dans le cadre d’ateliers d’éducation à l’image en milieu scolaire, pour transmettre des outils d’analyse et de décryptage dans une perspective d’auto-défense. »

 

Note de la réalisatrice

J’ai découvert les chroniques de Samah Jabr en 2007. Je travaillais alors sur mon dernier long métrage documentaire Moudjahidate. Film relatant les engagements de femmes dans la lutte pour l’Indépendance de l’Algérie. J’avais à l’époque ce que l’on peut appeler une « position de principe » anticolonialiste quant à la Palestine.

Les chroniques du Dr Samah Jabr m’ont permis de visualiser et concrétiser la situation. En proposant une approche inédite, dans l’héritage de Frantz Fanon – celle de politiser le psychologique, pour décoloniser les esprits – ses chroniques m’ont donné une porte d’entrée sur une réalité complexe, et m’ont conduite jusqu’à elle.

Derrière les fronts, invite à un double cheminement : à la fois dans nos esprits et sur les routes de Palestine.
Des extraits choisis de chroniques misent en scène, seront les pavés de cette route, tandis que la chronique de Samah Jabr « En dansant sur des rythmes différents mais en dansant quand même » orientera la trajectoire du film. Choisie entre autres, parce qu’elle traverse des lieux d’affrontements physiques et psychiques : du Centre Médico Psychiatrique de Ramallah, en passant par le check point de Qalandia, pour aller vers Jérusalem.

Ces chroniques questionnent l’aliénation, l’impact psychologique d’une oppression au quotidien, et m’ont donner envie d’aller à la rencontre des personnes et lieux évoqués, pour aller au-delà des textes.

Alors que continuer de vivre en Palestine est déjà aux yeux de beaucoup une forme de résistance, mes interlocuteurs-trices de Jérusalem, de Naplouse, de Ramallah ou encore d’Haïfa s’inscrivent dans des tentatives de déjouer le système et de contrer les tentatives de division et d’attaques psychologiques et idéologiques.

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